Articles de Presse
Novembre 1998




Plus de 100 personnes ont subi le test ADN


Angélique, disparue du City Hall dans la nuit du 12 au 13 octobre 1997.

Plus de deux ans après la mort d'Angélique policiers cherchent toujours son meurtrier, une enquête d'autant plus délicate que les témoignages manquent.

Angélique a-t-elle quitté le City-Hall avec son meurtrier ? L'a-t-elle rencontré juste en sortant de la discothèque ? Ou bien a-t-elle été surprise
alors qu'elle rentrait chez elle à pied ?
Plus de deux ans après la découverte du corps sans vie de la jeune étudiante, aux abords de la clairière de l'Armistice, les enquêteurs
cherchent toujours une clé à ces questions essentielles. Une tâche longue et difficile dans la mesure où, de l'avis d'un proche de l'enquête,
l'affaire "Angélique" présente la même difficulté que l'affaire "Marion" (à Agen) on ne connaît pas l'emploi temps du dernier quart d'heure de la jeune fille. C'est aux environs de 3 h 45 que l'on perd la trace d'Angélique venue fêter un anniversaire avec des amis au City-Hall.
Et, à ce jour, aucun témoignage n'a pu éclairer les enquêteurs sur ses dernières minutes dans la discothèque du centre-ville


Une enquête vivante
Même le long travail de fourmi mené par les enquêteurs (ils ont épluché tous les relevés de carte bleue ou les chèques émis ce soir-là) n'aurait rien donné.
Une piste d'autant plus délicate qu'elle présente deux difficultés majeures les clients qui ont payé en espèces n'ont pas été identifiés.
Et les clients dont on a pu retrouver la trace étaient souvent accompagnés. Ce qui multiplie le travail de vérification.
A ce jour pourtant, selon, un proche de l'enquête "il y a largement plus d'une centaine de personnes qui ont subi le test ADN
y compris des gens qui ont eu un jour joué du couteau ou des gens poursuivis pour exhibition sexuelle"

Car c'est bien le triste paradoxe de l'affaire : si la carte génétique du meurtrier est entre les mains des policiers, elle leur est encore totalement inutile.

Pourtant témoigne un magistrat, "l'enquête reste extrêmement vivante" Hervé Auchères le juge d'instruction
la succession d'Isabelle Pagenelle, aurait lancé un appel auprès de tous ses homologues français et ouvert de nouvelles pistes .
Il aurait même avancé sur une inconnue majeure du dossier : le lieu où Angélique a été tuée.

LG.
Le Courrier Picard du 12 novembre 1998

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